Direction de la condition féminine

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Mesure de la violence faite aux femmes : tendances statistiques 2013

Key Findings:


Résumés statistiques

L’inégalité économique des femmes

Emploi

  1. Niveau d’emploi inférieur à celui des hommes
    • Les femmes au Canada sont moins susceptibles que les hommes d’occuper un emploi. 
    • Bien que les femmes soient plus nombreuses que jamais à participer au marché du travail au Canada, leur représentation est de 6 à 12 % inférieure à celle des hommes (2004)1.
    • Les probabilités de décrocher un emploi sont proportionnelles au niveau d’éducation; cependant, le faible niveau d’emploi chez les femmes n’a rien à voir avec leur niveau d’éducation. À titre d’exemple, le niveau d’emploi chez les diplômées collégiales était de 8 % inférieur à celui de leurs homologues masculins en 20042.
    Niveau d’emploi à temps plein inférieur à celui des hommes
    • Les femmes sont beaucoup plus susceptibles que les hommes de travailler à temps partiel pour s’occuper des enfants ou s’acquitter d’autres responsabilités personnelles ou familiales (18 % des femmes contre 2 % des hommes travaillant à temps partiel en 2004)3
    • Implications : revenu moindre, moindre stabilité économique, peu ou pas d’avantages sociaux, aucune prestation de retraite.

Revenu

3. Revenu inférieur à celui des hommes
  • Au Canada, les femmes touchent généralement un revenu inférieur à celui des hommes. En 2003, le revenu annuel moyen des femmes correspondait à seulement 62 % du revenu des hommes, soit environ 24 000 $ comparativement à 39 000 $4
  • Même les femmes qui travaillaient à temps plein toute l’année ont touché des gains ne correspondant qu’à 71 % de ceux des hommes5
  • Les gains des femmes sont bien inférieurs à ceux des hommes dans toutes les catégories professionnelles6
  • En 2007–2008, la rémunération des femmes membres du personnel enseignant à temps plein dans les universités canadiennes était encore de 11 % en deçà de celle de leurs homologues masculins7
  • L’écart entre les gains des femmes et des hommes n’a pas beaucoup changé au cours de la dernière décennie8.

4. Les plus faibles revenus sont versés à des femmes

  • Les femmes représentent une part disproportionnée de la population canadienne ayant un faible revenu. 
  • En 2004, près de deux millions de Canadiennes (soit 1 sur 8 ou 12 % de la population féminine du Canada) vivaient dans une situation de faible revenu9
  • En 2005, 320 000 enfants, légèrement moins de la moitié de tous les enfants des familles à faible revenu, vivaient dans des familles monoparentales dirigées par une femme. Le taux de faible revenu des enfants vivant dans des familles monoparentales ayant une femme à leur tête était plus de quatre fois supérieur à celui des enfants de familles biparentales10
  • Les seuils de faible revenu (SFR) sont des seuils, établis à partir de l’analyse des données sur les dépenses des familles, en deçà desquels les familles consacrent une part plus importante de leur revenu aux nécessités, soit l’alimentation, le logement et l’habillement, que ne le fait la famille moyenne. Afin de rendre compte des différences de coûts des nécessités entre les diverses tailles de communauté et de famille, les SFR sont calculés pour cinq tailles de communauté et sept tailles de famille11, 12
  • L’approche consiste essentiellement à estimer un seuil de revenu à partir duquel on s’attend à ce que les familles dépensent 20 points de pourcentage de plus que la famille moyenne pour l’alimentation, le logement et l’habillement13
  • Conceptions de la pauvreté – La pauvreté s’entend de l’intersection entre un faible revenu et d’autres indicateurs d’exclusion sociale comme l’accès à un logement adéquat, l’accès aux biens et services de première nécessité, la santé et le bien-être et la participation à la communauté14.
    • Pauvreté absolue : le seuil de la pauvreté absolue consiste à ne pas avoir un revenu suffisant pour se procurer un ensemble minimum « objectif » de biens. Un tel minimum est établi à partir du coût estimatif des biens de première nécessité.
    • Pauvreté relative : selon cette conception, la pauvreté consiste à avoir considérablement moins d’argent que le reste de la population. On pourrait ainsi déterminer qu’est pauvre une personne dont le revenu se situe à un certain pourcentage en deçà du revenu moyen.
    • Pauvreté subjective : déterminée en demandant aux particuliers quelle somme leur est nécessaire pour « joindre les deux bouts ». Tient compte du fait que la somme indiquée varie en proportion du revenu des répondants15.
5. De toutes les catégories de revenu, celui des mères monoparentales est le plus faible et le plus instable
  • Les familles monoparentales ayant à leur tête une femme représentent, et de loin, le type de famille touchant les plus faibles revenus16. En 2003, leur revenu moyen affichait un écart de 64 % par rapport à celui des familles biparentales avec enfants et de 40 % par rapport à celui des familles monoparentales ayant à leur tête un homme17
  • Entre 2001 et 2003, le revenu moyen des familles monoparentales ayant à leur tête une femme a diminué, alors que celui des autres familles a continué d’augmenter durant cette période. 
  • L’instabilité des gains est généralement plus grande chez les mères seules que dans toute autre catégorie18
  • Les enfants de familles monoparentales ayant à leur tête une femme continuent de représenter une part disproportionnée des enfants qui vivent dans une situation de faible revenu. (En 2003, 43 % des enfants de familles à faible revenu vivaient avec une mère seule)19
  • En 2003, 38 % des familles monoparentales ayant à leur tête une femme touchaient un revenu considérablement moindre que le revenu familial moyen (inférieur au seuil de faible revenu établi par Statistiques Canada)20
  • La situation est encore pire pour les femmes autochtones; en 2000, 73 % des familles monoparentales ayant une femme autochtone à leur tête vivaient sous le seuil de faible revenu21
  • Les personnes dont le revenu est inférieur au SFR consacrent en moyenne plus de 55 % de leur revenu à la nourriture, au logement et aux vêtements22 et ont par conséquent peu ou pas d’argent à consacrer à d’autres biens ou services essentiels, comme le transport, la santé, les loisirs et les assurances23.

Aide gouvernementale

  • Une plus grande portion du revenu total des femmes par rapport au revenu des hommes provient des paiements de transfert, que ce soit sous forme de prestations de la Sécurité de la vieillesse, de prestations du Régime de pensions du Canada, de prestations fiscales pour enfants, de prestations d’aide sociale ou de prestations d’assurance-emploi. 
  • En 2003, 17 % du revenu total des femmes provenait des paiements de transfert, soit le double de ce que les hommes ont reçu (9 %)24
  • En 2003, seulement 63 % du revenu des familles monoparentales ayant à leur tête une femme provenait soit de salaires, soit d’un revenu net tiré d’un travail autonome, comparativement à 86 % de celui des familles monoparentales ayant à leur tête un homme25.

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Les femmes et le logement

  1. Logement abordable
    • On entend par « logement abordable » un logement dont le coût total, y compris les services publics, ne dépasse pas 30 % du revenu familial avant impôt. 
    • En 2003, 42 % des familles monoparentales ayant à leur tête une femme éprouvaient des difficultés à trouver un logement abordable26
    • Les femmes, toutes catégories confondues, sont plus susceptibles que les hommes d’éprouver de la difficulté à trouver un logement abordable. 
    • Les familles à faible revenu sont deux fois plus susceptibles de vivre dans des logements partagés, surpeuplés, loués ou non conformes aux normes. Elles sont également plus souvent obligées de vivre près des corridors où la circulation est intense ou dans des quartiers peu sûrs. Ces facteurs présentent un risque pour la santé physique et psychologique, particulièrement celle des enfants27
    • Les troubles respiratoires aigus et chroniques dus au surpeuplement ou à la présence de contaminants tels que la moisissure sont plus fréquents chez les personnes vivant dans des logements inadéquats; il en va de même pour l’exposition au plomb et à l’amiante28. Les enfants qui vivent dans des logements délabrés ont plus de chances d’être victimes de maladies, de blessures, de malnutrition, de privation de sommeil, de problèmes comportementaux et de mauvais résultats scolaires29.
  2. Marché locatif à Whitehorse
    • Le loyer moyen30 à Whitehorse, services publics normalement non compris, était de 700 $ en décembre 2007 (dans les immeubles à 4 logements ou plus), en hausse de 3,7 % par rapport à l’année précédente. 
    • Le salaire minimum au Yukon a augmenté de 2,5 % le 1er avril 2008, passant de 8,37 $ à 8,58 $ l’heure31.
    • Alors qu’en 2006, le salaire minimum au Yukon a été indexé à l’indice des prix à la consommation, ce qui entraînait un rajustement annuel des salaires, en 2008, l’augmentation salariale de 2,5 % est inférieure à l’augmentation des loyers (3,7 %) au cours de la même période.
    • Pour un travailleur à temps plein (37,5 heures/semaine) rémunéré au salaire minimum, cela représente un revenu brut de 322 $ par semaine ou environ 1 288 $ par mois, ce qui donne, après impôt, un salaire mensuel net d’à peine 1 000 $. Pour cette personne, le loyer moyen ayant cours à Whitehorse représenterait 70 % de son salaire, soit bien au-delà du pourcentage définissant un logement abordable.

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La violence envers les femmes

  • Nombre d’homicides entre conjoints au Canada, selon le sexe de la victime, provinces et territoires, 1975 à 2004 (tableau 2). 
  • Il est difficile d’estimer l’étendue de la violence faite aux femmes en raison de la nature très privée de ces expériences. Les services de police estiment que seulement 33 % des agressions entre conjoints et 10 % des agressions sexuelles leur sont signalées32
  • Les taux de crimes avec violence consignés par la police, incluant l’agression sexuelle et l’homicide entre conjoints, sont systématiquement plus élevés dans les territoires que dans les provinces33
  • Les taux de violence conjugale sont plus élevés dans les territoires que dans les provinces (12 % contre 7 %)34.
  • Le jeune âge et le fait d’être de sexe féminin constituent des facteurs de risque dans le cas des agressions sexuelles. En 2004, 86 % des victimes d’infractions sexuelles signalées à la police étaient de sexe féminin35. La vulnérabilité des jeunes à la violence sexuelle est mise en lumière par le fait que, dans l’ensemble, les jeunes de moins de 18 ans représentaient, en 2004, seulement 22 % de la population canadienne mais 58 % des victimes d’infractions sexuelles36. C’est chez les femmes de moins de 25 ans qu’on enregistre les taux les plus élevés d’agression sexuelle37
  • En 2004, les femmes vivant en union libre et les femmes séparées ont déclaré des taux de violence conjugale et d’homicides aux mains d’un conjoint qui étaient plus élevés que leur représentation dans la population38
  • Au cours de l’année se terminant le 31 mars 2004, 52 127 femmes et 36 840 enfants ont été admis dans des maisons d’hébergement pour femmes violentées au Canada39. Les femmes qui utilisent ces établissements ont tendance à fuir une situation de violence très grave, et elles ne sont peut-être pas représentatives de toutes les femmes violentées40.

Femmes autochtones

  • Les taux de violence conjugale et d’homicides entre conjoints sont plus élevés lorsque la victime est une femme autochtone que lorsqu’elle est une femme non autochtone41. Les femmes autochtones subissent trois fois plus de violence conjugale que les femmes allochtones42. La gravité et les conséquences de la violence conjugale sont aussi plus importantes pour les femmes autochtones43.

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Notes en bas de page :

1. Statistiques Canada, Femmes au Canada 2005, p. 109. Aucune donnée statistique pour le Yukon – Données fournies seulement pour les provinces.
2. Statistiques Canada, Femmes au Canada 2005, p. 109. 
3. Statistiques Canada, Femmes au Canada 2005, p. 114.
4. Statistiques Canada, Femmes au Canada 2005, p. 141.
5. Statistiques Canada, Femmes au Canada 2005, p. 147.
6. Statistiques Canada, Femmes au Canada 2005, p. 147.
7. Statistiques Canada, Traitements et échelles de traitement du personnel enseignant à temps plein dans les universités canadiennes 2007-2008 : rapport préliminaire, 2008. Tableau récapitulatif produit par la Direction de la condition féminine.
8. Statistiques Canada, Femmes au Canada 2005, p. 147.
9. Statistiques Canada, Femmes au Canada 2005, p. 151.
10. Statistiques Canada, Le revenu au Canada 2005.
11. Statistiques Canada, Les seuils de faible revenu de 2005 et les mesures de faible revenu de 2004, p. 4.
12. Depuis que Statistiques Canada a commencé à publier des seuils de faible revenu, il y a plus de 25 ans, l’organisme n’a eu de cesse de rappeler aux lecteurs que ces seuils sont très différents des mesures de la pauvreté. Les seuils de faible revenu s’obtiennent à l’aide d’une méthodologie logique et bien définie qui permet de déterminer qui s’en tire beaucoup moins bien que la moyenne. En l’absence d’une définition convenue de la pauvreté, ces statistiques ont été utilisées par de nombreux analystes pour étudier les caractéristiques des familles qui, toutes proportions gardées, sont les plus démunies au Canada. Ces mesures ont permis à Statistiques Canada de signaler d’importantes tendances telles que la composition changeante de ce groupe au fil des ans. (Statistiques Canada, À propos de la pauvreté et du faible revenu).
13. Statistiques Canada, Les seuils de faible revenu de 2005 et les mesures de faible revenu de 2004, p. 7.
14. Gouvernement de la Nouvelle-Écosse, Poverty Backgrounder, mai 2008. 
15. Shelley Phipps, Répercussions de la pauvreté sur la santé – Aperçu de la recherche, Ottawa, Institut canadien d’information sur la santé, juin 2003, p. 5.
16. Statistiques Canada, Femmes au Canada 2005, p. 142.
17. Statistiques Canada, Femmes au Canada 2005, p. 142.
18. Statistiques Canada, L’instabilité du revenu des parents seuls, des célibataires et des familles biparentales au Canada, 1984 à 2004, p. 12. Dans tous les groupes d’âge, l’assistance sociale semble être le plus important facteur de réduction de l’instabilité du revenu des mères seules. (Ibid, p. 17).
19. Statistiques Canada, Femmes au Canada 2005, p. 153.
20. Statistiques Canada, Femmes au Canada 2005, p. 152.
21. Données de 2000 présentées par Statistiques Canada en 2006.
22. Statistiques Canada, Femmes au Canada 2005, p. 153. Les SFR ne sont pas officiellement reconnus comme des indicateurs de pauvreté.
23. Melissa Craig, Women and Poverty in the Yukon/Canada, avril 2005, p. 3.
24. Statistiques Canada, Femmes au Canada 2005, p. 143.
25. Statistiques Canada, Femmes au Canada 2005, p. 145.
26. Statistiques Canada, Femmes au Canada 2005, p. 154.
27. Merril Cooper, Housing Affordability : A Children’s Issue, Ottawa, Réseaux canadiens de recherche en politiques, janvier 2001.
28. David P. Ross et Paul Roberts, Le bien-être de l’enfant et le revenu familial : un nouveau regard au débat sur la pauvreté, Ottawa, Conseil canadien de développement social, 1999.
29. Institut canadien de la santé infantile, La santé des enfants du Canada : Un profil de l’ICSI, 3e édition, Ottawa, 2000.
30. La moitié des logements sont moins chers et la moitié plus chers.
31. Annonce parue dans le Whitehorse Star et le Yukon News le 12 février 2008.
32. Statistiques Canada, Mesure de la violence faite aux femmes : Tendances statistiques 2006, p. 20.
33. Statistiques Canada, Mesure de la violence faite aux femmes : Tendances statistiques 2006, p. 18.
34. Statistiques Canada, Mesure de la violence faite aux femmes : Tendances statistiques 2006, p. 18.
35. Statistiques Canada, Mesure de la violence faite aux femmes : Tendances statistiques 2006, p. 40.
36. Statistiques Canada, Mesure de la violence faite aux femmes : Tendances statistiques 2006, p. 40.
37. Statistiques Canada, Mesure de la violence faite aux femmes : Tendances statistiques 2006, p. 40.
38. Statistiques Canada, Mesure de la violence faite aux femmes : Tendances statistiques 2006, p. 17.
39. Statistiques Canada, Mesure de la violence faite aux femmes : Tendances statistiques 2006, p. 18.
40. Statistiques Canada, Mesure de la violence faite aux femmes : Tendances statistiques 2006, p. 20.
41. Statistiques Canada, Mesure de la violence faite aux femmes : Tendances statistiques 2006, p. 18.
42. Ontario Native Women’s Association et Ontario Federation of Indian Friendship Centres, A strategic Framework to End Violence Against Aboriginal Women, (fait suite à l’Enquête sociale générale de 2004), Ontario, septembre 2007, p. 3.
43. Statistiques Canada, Mesure de la violence faite aux femmes : Tendances statistiques 2006, p. 18.

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